

1. Décider si le bail autorise réellement la révision
Ouvrez le bail signé et recherchez une clause de révision annuelle. Relevez sa date d’effet et le trimestre IRL indiqué. Sans clause, n’appliquez pas une révision automatique. Vérifiez aussi le type de location, le territoire concerné et toute règle particulière avant de passer au calcul.
- Clause identifiable dans la version signée
- Date de révision ou date anniversaire connue
- Trimestre de référence relevé mot pour mot
- Régime du logement vérifié
2. Contrôler le DPE avant toute proposition
Le diagnostic n’est pas une formalité séparée du calcul. Contrôlez la classe énergétique et la date de conclusion, de renouvellement ou de reconduction du bail : la révision est interdite pour les logements classés F ou G dans les situations prévues par la loi. Si le DPE est absent, expiré, contesté ou difficile à interpréter, suspendez la proposition et vérifiez le cas auprès de l’ADIL ou d’un professionnel.
3. Retrouver deux indices comparables dans la source officielle
Utilisez le trimestre prévu au bail, puis comparez ce même trimestre sur deux années consécutives. Conservez la valeur, la série territoriale, la période et l’URL de l’Insee. Prendre simplement le dernier indice publié est une erreur lorsque celui-ci ne correspond pas au trimestre contractuel.
- Ancien IRL : trimestre contractuel de l’année précédente
- Nouvel IRL : même trimestre un an plus tard
- Série territoriale applicable au logement
- Date de consultation enregistrée
4. Calculer sur le loyer hors charges et vérifier une seconde fois
Appliquez la formule : loyer mensuel hors charges × nouvel IRL ÷ ancien IRL. Ne mélangez pas les provisions pour charges avec la base IRL. Conservez les décimales pendant le calcul et arrondissez le résultat final au centime. Reproduisez ensuite le calcul dans un second outil ou sur une feuille distincte avant de retenir le montant maximal.
5. Fixer la date d’effet sans rattrapage rétroactif
Le bailleur dispose d’un délai d’un an après la date prévue pour manifester sa volonté de réviser. Lorsqu’il agit dans ce délai, la révision prend effet à compter de sa demande, pas pour les mois antérieurs. Une fois le délai dépassé, le bénéfice de la révision est perdu pour l’année écoulée : ne reconstituez pas plusieurs hausses manquées.
6. Informer le locataire avec un calcul reproductible
Le message doit permettre au locataire de refaire le raisonnement. Indiquez le loyer hors charges avant révision, le trimestre, l’ancien et le nouvel indice, la formule, le nouveau montant et la date d’effet. Joignez ou citez la source officielle, puis conservez la date et la preuve d’envoi avec le bail.
- Ancien loyer hors charges
- Deux indices et leur trimestre
- Formule et résultat au centime
- Date d’effet et source officielle
7. Corriger les erreurs fréquentes avant validation
Les erreurs les plus coûteuses viennent rarement de la multiplication elle-même. Elles apparaissent lorsque le mauvais trimestre est utilisé, que les charges entrent dans la base, que plusieurs années sont cumulées, que la hausse est antidatée ou que le DPE est ignoré. Ne corrigez jamais seulement le PDF final : revenez au bail, aux indices ou à la date source afin de garder un historique cohérent.
8. Conserver une trace exploitable plusieurs années plus tard
Archivez ensemble la clause, le DPE contrôlé, les deux valeurs IRL, la série, le calcul, la date d’effet retenue, le message et sa preuve d’envoi. Dans MonImmoZen, la proposition reste rattachée au bail et soumise à une validation humaine ; l’historique doit permettre d’expliquer aussi bien une application qu’un refus.
9. Pourquoi ce guide a été révisé le 30 août 2026
La révision éditoriale suit la publication et l’intégration de l’IRL du 2e trimestre 2026 à 148,37. Les règles de clause, DPE, délai d’un an et non-rétroactivité ont été recoupées le même jour avec Légifrance, Service-Public, l’Insee, l’ANIL et Économie.gouv.fr. L’exemple et la checklist ont ensuite été recalculés et testés indépendamment.